Bonjour Véronique,
Je me suis réveillé à Ho Chi Minh City, où je viens de terminer mon petit-déjeuner.
Ce que j’aime le plus ici — tu ne seras pas surprise — c’est évidemment la soupe Pho.
J’en ai dégusté une hier soir, et une autre ce matin. Un vrai régal.
Et ce qui me manque le plus ici ? Tu t’en doutes : c’est une certaine citoyenne de Gembloux…
qui, comme animal de compagnie, et bien qu'elle habite la rue des Oies, n’en possède aucune.
Et si je vais au bout de ma pensée, j’aimerais tant qu’elle reste Gembloutoise,
pour qu’un jour, nous puissions partager les mêmes toits.
Véronique, je comprends que le temps, la distance et nos chemins invitent à la prudence…
Mais sache que mon attachement à toi est sincère et patient.
Je ne cherche pas à forcer quoi que ce soit — juste à garder cette porte entrouverte,
avec l’espoir que, peut-être, un jour, nous la franchirons ensemble.
Bon… je sais, c’est une phrase sérieuse, un peu solennelle, que je t’ai déjà répétée.
Alors je rajoute d'autres rappels...
Tu sais, je ne viendrai jamais casser la serrure, ni grimper par la fenêtre.
Je préfère toquer doucement… en espérant que la plus belle Gembloutoise m’ouvre avec un sourire —
et non un seau d’eau glacée.
(Même si, entre nous, j’ai connu avec toi des douches autrement plus brûlantes.)
Si je compte bien : 15 ans avec Luc, 7 avec Olivier, 7 années belles et intenses avec ton,
et une dernière année de galère…
Et si, cette fois, on avançait franchement ?
Si tu veux aller plus vite, je peux débarquer avec les papiers de mariage en français de la commune — de ton domicile, bien sûr.
Il ne resterait plus qu’à signer.
(J’ai plusieurs stylos : bleu pour le sérieux, noir pour l’élégance… et rouge passion.)
Et si tu veux, je signe aussi. Les yeux fermés.
À toi de choisir.
Je t’aime, oui. Mais je t’adore aussi, Véronique.
Et si tu en as marre de me lire sur mon ton amoureux,
je peux revenir à quelque chose de plus terre à terre — mais tu sais bien que ...
Alors je dirais:
Ma journée sera bien remplie : pas d’achats prévus (même si une chemise ou un polo pourraient toujours se glisser spontanément dans mon sac), mais un petit tour dans le centre-ville, la visite de quelques boutiques de chocolat — pour goûter, et comprendre comment elles fonctionnent —, un peu d’artisanat local à observer, et une rencontre avec une société informatique pour améliorer certains processus de facturation pour Azalaï.
Étant le dernier à table ici… je lève le camp.
Je t’embrasse avec beaucoup de tendresse,
À très bientôt.
Jan