A propos de Pascale Debels

Jom Thomson et Jan à Bangkok

Ma chère Véronique,

Je prends un moment pour revenir sur mon message de ce matin — à propos de l’aéroport… et de Pascale Debels.

Je l’ai écrit un peu vite. Un peu trop spontanément.

Pascale m’avait fait la surprise, il y a de nombreuses années, de m’attendre à Roissy, à la sortie de l’avion, alors que je revenais du Mali.

Et avant-hier, à l’atterrissage, je me suis surpris à espérer… que tu serais là, toi aussi, pour une surprise semblable.

Ce n’était pas une critique.
C’était une déclaration d’amour. À ma manière.

Un hommage à ce que nous avons vécu.
Aux émotions partagées.
Aux élans du cœur… même dans les silences, même dans les désaccords.

Car ce que nous avons vécu compte profondément pour moi.
Et toi, tu comptes. Tu le sais.

Je veux te remercier…
Du fond du cœur…

Pour toutes ces fois où tu as fait la route pour venir me retrouver — à Bruges, à Maldegem —
et pour ces derniers instants précieux que nous avons partagés en Hollande.

Même si, peut-être, tu savais déjà que tu allais t’éloigner…
tu m’as offert ces mots, que je garde en moi comme un trésor :

« Oui Jan, je t’aime !! »
Je te soulevais dans mes bras…
Tu ne peux pas prétendre ne pas t’en souvenir.

Et moi, je t’ai cru. De tout mon être.
Parce que je t’aimais aussi.
Et je t’aime encore.

Ce que je ressens pour toi… n’a jamais été une illusion passagère.

C’est un amour vrai. Profond.

Un amour tissé…
dans les pensées des années 80 et 90,
dans le quotidien,
dans les regards,
les gestes simples,
les projets esquissés ensemble,
les silences partagés…

Un amour qui ne s’impose pas…
mais qui persiste.
Doux, ardent, fidèle… même dans ton absence.

Je me souviens aussi de nos rêves d’espace commun…
de cette chambre douce et harmonieuse que nous avions en Hollande.

Tu avais mille idées — simples, belles — si différentes des miennes,
mais pleines de cette chaleur qui transforme même les lieux imaginaires… en foyers.

J’y croyais, avec toi.
J’aimais la lumière, l’agencement, la salle de bains attenante.

Je nous voyais la reproduire, dans une maison à nous.
Y aimer. Y vieillir, peut-être.

Ce rêve-là, je le porte encore avec moi.

Souvent, je te le disais :
quand nous faisions l’amour,
quand nous étions unis, que nous faisions un…
pour moi, c’était incroyablement beau.

Presque… de la science-fiction.
Comme si c’était au-delà du réel.

Être invité par Luc, au barbecue d’anniversaire d’Aurélie et Olivier…
la spontanéité avec laquelle il te l’a proposé,
et celle avec laquelle tu me l’as transmis…

C’était pour moi… la pièce manquante d’un puzzle de 10 000 morceaux.
Mais une pièce essentielle.

Je n’aurais jamais pu te demander en mariage…
sans proposer à Luc d’être parmi les invités d’honneur.

C’est pour cela que je ne pense pas insister au-delà de l’anniversaire des jumeaux.

Je sais que tu as entendu ma demande.
Et cela me suffit.

Le 6 août, leur anniversaire, deviendra — pour moi — la date anniverssaire de notre rupture.

Je l’accepte.

Je sais que l’amour, parfois, doit savoir se faire discret.
Respectueux. Silencieux.

Mais cela ne change rien à sa vérité.

Je te laisserai avancer librement, avec toute l’harmonie que je te souhaite dans ta vie.
Mais je ne t’oublierai jamais.

Tu pourras venir me surprendre… à l’improviste, dans la Creuse… ou ailleurs.
Et tu verras : je serai toujours libre pour toi.
Et à t’attendre.

Et peut-être…
Peut-être que parfois, je reviendrai à ton souvenir.
Avec tendresse.
Jamais avec une attente lourde.

J’ai toujours éprouvé du bonheur à penser à toi.
Rien qu’à l’idée de te revoir…
étaient et sont déjà de nombreuses heures de bonheur.

Ce bonheur-là continuera à vivre.
À t’attendre un peu…
Sans exigence.
Ne sois pas gênée de mes pensées.

Il me reste encore quelques promesses à tenir…
et quelques affaires à te rendre.

Rien de crucial en soi, quoique…
Et puis, il y a cette surprise ramenée du Vietnam dont je t'ai déjà livré une pièce

Un petit objet symbolique.
Une façon de faire les choses proprement.

Mon cœur, lui, reste rempli.
De gratitude.
De respect.
Et d’un amour immense pour toi.

Véronique… merci encore, pour tout ce que tu as été pour moi.

Et peut-être…
Peut-être me répondras-tu un jour.
Car oui… je reste sur ma faim.

Je t’aime. Plus que je ne saurais te l’écrire.

Ik hou van jou. I love you. Ich liebe dich. Ti amo.

Jan, ton Chum pour toujours

About Author

an De Weerd : Un homme de voyages, de dévouement et d’amour

Jan De Weerd est un homme dont la vie a été marquée par l’aventure, l’engagement et une profonde humanité. Né le 9 mai 1958 à Astrida, au Rwanda, il a parcouru le monde, dédié sa carrière à l’aide humanitaire et consacré son existence à soutenir ceux qui en avaient le plus besoin.

Mais au-delà de ses voyages et de son travail, c’est surtout dans l’amour et le soin qu’il a apportés à son épouse atteinte de sclérose en plaques que s’exprime la grandeur de son engagement. Pendant des années, avec une tendresse infinie, il a veillé sur elle, repoussant les limites du possible pour prolonger sa vie et lui offrir chaque jour une raison de sourire. Avec ses enfants, il a su lui donner plus de dix années supplémentaires de bonheur, malgré la maladie et les épreuves.

Aujourd’hui, après cette épreuve, la vie lui tend à nouveau la main. Il a eu la chance de croiser le chemin de Véronique, une femme avec qui il aspire à écrire un nouveau chapitre, dans la complicité et la tendresse. L’amour ne s’éteint jamais, il se transforme et renaît, et Jan, avec son cœur généreux et son âme fidèle, est prêt à construire un avenir empreint de partage et de bonheur.